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Désabusée

Le 29 mars 2016, 16:28 dans Humeurs 0

Ca y'est, j'ai 25 ans...Il y a toujours une angoisse, coincée quelque part dans le fond de la gorge quand je dis cela. Ce n'est pas le chiffre en lui même qui paralyse, c'est tout ce qui se cache derrière.

 

25 ans, c'est l'âge adulte même si ce n'est pas réellement l'âge de la raison. Il y a tellement de chose à accomplir à 25 ans. Le problème c'est que la vie, elle te balance des trucs à la figure dès le début, que toutes ces merveilles choses à accomplir deviennent un combat de tout les jours. A 25 ans, seulement, je me transforme en concentré de sarcasme au verre à moitié plein. Cet état stationnaire de pessimisme étonne mes amis et ma famille qui me disent que j'ai toute la vie devant moi. C'est justement parce que j'ai toute la vie devant moi que je me roule en boule et couvre mes yeux. Car à 25 ans, que me reste-t-il? Trouver un job? Pour moi, bac +5, sans envie... Trouver un petit copain? Pour moi, indépendant dans l'âme... Trouver un appartament? Pour moi, dillétante de nature...

 

Parce que la vie ne me correspond pas, je traîne mes baskets entre "chez mes aprents" et "ailleurs" sans savoir ce que je vais faire le lendemain. Alors je m'occupe de petits jobs sans intérêt qui me permettent de ne pas m'exploser la tête contre le mur. Je me calfeutre dans ma chambre, à la recherche de réconfort entre deux pages de mon livre. Comment faire quand aujourd'hui ne me correspond pas? Quand la vie ne me va pas?

Car c'est bien cela le problème, je suis désabusée d'une vie dont j'ai à peine gratté la surface. Je suis écorchée d'une bataille que j'ai à peine commencée. Mon phare s'est cassé et je ne vois plus la lumière. J'ai juste besoin d'un peu d'aide, que quelqu'un me dise qu'il y a quelque chose, quelque part fait pour moi et qu'il suffise que je tende le bras. Un peu d'optimisme et un coup de pouce pour me remettre dans la course.

J'ai regardé "Un jour comme un autre (A perfect day) [critique]

Le 20 mars 2016, 19:12 dans TV Ciné 0

 

Il y a des films qui dénoncent, d'autre qui font rire et puis il y en a qui font les deux.

 

 

 

Dans Un jour comme un autre (A perfect day), un groupe de volontaire humanitaire galèrent dans les Balkans de 1995. Sophie, B, Mambru, Katya et Damir composent une bande de bras casses, pourtant plein de bonnes intentions. Un corps est balancé dans le seul puits encore utilisable d'un petit village perdu ; alors pour éviter la contamination, les humanitaires partent à la recherche d'une corde pour hisser le cadavre hors du puis.

 

Étonnamment, la corde n'est qu'une métaphore du dur travail des humanitaires. Ils se heurtent aux difficultés et embûches : du manque de coopération avec les casques bleus à l’incompréhension des civils mais aussi la confrontation entre leurs différents caractères. Dans un monde déchiré par la guerre, il est dur de garder espoir, dur de rester de marbre et de continuer à avancer. C'est cela que les personnages doivent apprendre : apprendre à vivre avec la mort et le désespoir et l'espoir et les petits bonheurs comme un ballon de football. Sophie la jeune recrue pleine d’énergie à revendre va vite l'apprendre, Mambru, est fatigue et rêve de rentrer chez lui, B, cynique et fataliste, à peur de la vie, Damir, un peu effacé, voit son pays souffrir sous ses yeux et Katya, bureaucrate et ex de Mambru, découvre la misère de la vie sur le terrain et l'amertume d'une vieille relation.

 

C'est une peinture de la vie des ces gens, sans tomber dans la caricature et une critique des ONG dont, malheureusement, on n'en voit pas l’intérêt. Le tout mérite un instant de réflexion sur leur véritable travail et de l'ONU dans les pays en guerre : ces hommes et ces femmes qui sacrifient plusieurs années de leurs vies pour venir en aide aux autres, ne sont-ils pas aussi fatigués et désespérés que ceux qu'ils aident ? Et la réalisation que nous ne sommes pas des super-héros et que toutes les bonnes intentions ne peuvent rien changer au final... On voit tout cela à travers le film et les situations ridicules que le groupe doit affronter pour une simple corde. Car cette corde représente le but de leur travail : s'ils ne peuvent même pas remonter un corps d'un puits, que peuvent-ils bien faire ?

 

Heureusement, tout est atténué par un humour fin, qui fait très souvent sourire et parfois rire. Les dialogues et situations cocasses adoucissent un scenario un peu longuet et sans grands rebondissements. Les acteurs se trouvent plutôt bien dans le registre tragi-comique ; Benicio Del Toro et Tim Robbins surtout. Comme très souvent, l'humour sert à dénoncer et à dévoiler une vérité qui peut parfois faire mal. Et c'est exactement ce que fait le film, à grand renfort de musique rock'n'roll (Marylin Manson ou The Ramones).

 

 

 

 

Un jour comme un autre sortie le 16 Mars 2016 réalisé par Fernando Leon de Aranoa

 

The walking dead saison 6 episode 13 [critique]

Le 15 mars 2016, 12:13 dans TV Ciné 0

Dans ce treizième épisode, Rick négocie l'échange de Carol et Maggie, retenues prisonnières par des membres des Saviors. L'épisode suit alors l'épreuve qui attends les deux femmes. Comment vont-elles s'en sortir? Car loin de leur groupe, laissé derrière dans l'épisode 12, Maggie et Carol sont donc à la merci d'un groupe de trois femmes et un homme des Saviors. Après plusieurs épisodes bien mouvementés et assez bien foutus, l'épisode 13 est un huit clos tendu et révélateur. Ce qui est sûr, c'est que la donne risque de changer dans les prochain épisodes avec l'arrivée imminente de Negan. Le chef des Saviors arrivera dans le dernier épisode de la saison. D'ici là, on peut encore speculer sur qui survivra la saison et qui ne survivra pas.

Carol et Maggie sont conduites dans un entrepôt où elles sont interrogées par les Saviors. On voit déjà clairement le jeu psychologique entre les deux groupes; Carol étant sûrement la grande gagnante dans le rôle de la femme forte et manipulatrice quand elle simule la peur et la soumission. Maggie, enceinte, est inquiète et ne cherche qu'une seule chose, éviter la brutalité et la violence. Face à elles, trois femmes qui leur renvoient à la figure qui elles sont vraiment: des tueuses. La révélation est douloureuse puisque bien entendu, Maggie et Carol ont dû et vont devoir tuer pour survivre. Et c'est cela qui est le plus dur dans la survie, c'est que l'on ne peut éviter la violence dans ce monde apocalyptique. Cet épisode est donc un duel de force entre la volonté de vivre et refuser de tomber dans la barbarrie de la tuerie.  

Même si l'épisode finit bien pour les deux protagonistes, ont sent la fatigue chez elles. On les sent prêtes à craquer; elles refusent de tuer encore une fois. Lorsque l'une des geôlières demande à Carol de quoi elle a peur, il est clair de deviner que la femme a peur d'elle même. Ce qui est différent de Rick qui est absolument sûr que l'on ne peut survivre sans la violence. Carol et Maggie emprûnteraient-elle le chemin de Morgan et deviendraient-elles pacifistes? Mais face à Negan, dans les prochains épisodes, le pacifisme est-il la solution?

Avant d'arriver à la conclusion finale de la saison 6, il y a encore le temps de se poser la question...

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