Ca y'est, j'ai 25 ans...Il y a toujours une angoisse, coincée quelque part dans le fond de la gorge quand je dis cela. Ce n'est pas le chiffre en lui même qui paralyse, c'est tout ce qui se cache derrière.

 

25 ans, c'est l'âge adulte même si ce n'est pas réellement l'âge de la raison. Il y a tellement de chose à accomplir à 25 ans. Le problème c'est que la vie, elle te balance des trucs à la figure dès le début, que toutes ces merveilles choses à accomplir deviennent un combat de tout les jours. A 25 ans, seulement, je me transforme en concentré de sarcasme au verre à moitié plein. Cet état stationnaire de pessimisme étonne mes amis et ma famille qui me disent que j'ai toute la vie devant moi. C'est justement parce que j'ai toute la vie devant moi que je me roule en boule et couvre mes yeux. Car à 25 ans, que me reste-t-il? Trouver un job? Pour moi, bac +5, sans envie... Trouver un petit copain? Pour moi, indépendant dans l'âme... Trouver un appartament? Pour moi, dillétante de nature...

 

Parce que la vie ne me correspond pas, je traîne mes baskets entre "chez mes aprents" et "ailleurs" sans savoir ce que je vais faire le lendemain. Alors je m'occupe de petits jobs sans intérêt qui me permettent de ne pas m'exploser la tête contre le mur. Je me calfeutre dans ma chambre, à la recherche de réconfort entre deux pages de mon livre. Comment faire quand aujourd'hui ne me correspond pas? Quand la vie ne me va pas?

Car c'est bien cela le problème, je suis désabusée d'une vie dont j'ai à peine gratté la surface. Je suis écorchée d'une bataille que j'ai à peine commencée. Mon phare s'est cassé et je ne vois plus la lumière. J'ai juste besoin d'un peu d'aide, que quelqu'un me dise qu'il y a quelque chose, quelque part fait pour moi et qu'il suffise que je tende le bras. Un peu d'optimisme et un coup de pouce pour me remettre dans la course.